Séance 11 du 23/11/17

Par U~man

Ce qui suit est un des fragments de parchemin recélant les ébauches d'une autobiographie.

Chroniques de Muth'Sera le Magnifique

[…]
En cette journée je me réveille encore une fois dans une odeur de sang et de cendres.
C'est à ce moment précis que je réalise que j'ai atteint le point de non-retour. Il y a tant de cadavres de Thalmors dans notre sillage, et c'est un exploit que le récit de nos mésaventures ne soient pas allées plus haut dans la hiérarchie.
Bordeciel se révèle plus dangereuse à chaque jour qui passe, et ces Compagnons venus à notre rencontre représentent parfaitement la fureur bestiale de ces contrées.
J'étais il y a peu comme toi, mon cher lecteur, habitué aux parfums et aux odeurs délicates d'un environnement maîtrisé, mais ici, nous vivons en fugitifs, et même le plus robuste des arômes s'évapore au passage des tas de muscles en sueur qui m'accompagnent.

Nous prenons de parler avec nos Compagnons, Skjor et Aela. Ils ont un héros en leur sein, recevant des visions. C'est un certain Kodlak, vivant à Blancherive dans le bâtiment ancestral qui leur sert de repaire. Ce nordique à partagé le même rêve que nous et c'est pourquoi nous nous sommes mis d'accord pour les suivre.

Mais nous ne pouvions évidemment pas arriver à Blancherive sans anicroche… L'odeur de cendres était revenue, lointaine mais terrible, puisque devant nous s'étalait les restes calcinés du sillage de feu du Dragon.

Alors même que je m'imaginais lire mes grimoires une chope à la main mes rêves s'évanouirent devant la vision des portes de Blancherive solidement fermées et d'une tour de guet fumante.
Sheogarath devait jouer avec mes sens car une forte odeur d'hydromel me parvint à ce moment précis.

N'écoutant que mon courage j'escaladais les remparts de la ville pour me glisser dans la bicoque étrange de nos hôtes les compagnons. Cette bâtisse à été conçue en renversant la coque d'un bateau et en posant des murs dessous. Une construction qui aurait été ridicule sans le perceptible talent des charpentiers ayant travaillé sur ce bateau il y a plusieurs ères.
Je vous invite d'ailleurs à lire mon ouvrage “Et ainsi naquit Bordeciel” qui vous donnera de plus amples détails à ce sujet.

Je rencontre enfin Kodlac Blancrin, pour me rendre compte que ce n'est qu'un autre de ces nordiques, il a simplement du forcer sur le Skooma un peu plus que les autres.
Je ne nie pas que ses visions ne sont pas vraies, simplement qu'elles sont dues à ces délires plutôt qu'à un quelconques message divin où qu'en sait-je. Il parle de Masser et Secunda comme ses déesses, mais il ne semble pas vénérer Lorkhan pour autant. Ses Compagnons ressemblent plus à une secte qu'à un ordre guerrier si vous voulez mon avis. Ou est-ce lié aux drogues qu'ils ingèrent ?

Ces nordiques connaissent parfaitement leur contrée et ses légendes, on ne peut pas leur enlever cette qualité. Notre tas de muscle se faisant passer pour l'enfant de Dragon devra passer quelques rites initiatiques avant de réaliser son destin. Nous devrons gravir les 7000 marches du Haut Hrotghard, moi qui ne me croyais pas aussi fou qu'un pélerin…

Plus qu'à régler les dernières affaires qui nous retiennent ici et nous pourront partir là-bas. A moins que nous décidions de nous immiscer à travers les lignes de front Thalmor et de fouiller ce Tertre indiqué sur la tablette d'ébonite de Jiryk ?

Mais avant tout, il y a parait-il ce petit argonien fourbe qui traine en ville…
Et si nous passions lui faire une petite visite ?
[…]