Séance 2 du 28/05/17

Par Actarus

Le jour s'est levé et comme prévu, je suis retourné sur le lieu de l'embuscade. Cette fois ci je n'étais pas seul car Fanari avait ordonné que l'on m'accompagne. Baldur, Garlak le borgne, Lupe Sang Féroce et le jeune Nikulas étaient avec moi. J'ai demandé à ma sœur que l'étranger vienne aussi avec nous et elle a accepté. Apres tout, c'était le seul survivant de l'attaque et je me suis dit qu'une fois sur place il se souviendrait peu être de quelque chose, un détail, n'importe quoi qui pourrait nous aiguiller sur une nouvelle piste. Et puis surtout, à mes cotés, il ne trainerait plus dans les pattes de ma soeur.
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Avec Lupe comme éclaireur on a progressé rapidement par le sentier des anciens. On aurait pu aller encore plus vite mais le fom nous à retardé sans cesse. Il n'arrêtait pas de jacter comme une femelle pour faire des pauses. J'ai cru qu'il allait nous faire repérer mais heureusement pour lui ça n'est pas arrivé. On est arrivé sur place en milieu de journée et rien n'avait bougé. Comme je m'y attendais, les Khajiits n'étaient plus là. Les loups étaient revenus dans la nuit pour récupérer leurs corps. Que le Créateur veille sur eux.
Il ne restait plus que le chariot et l'étranger ne se rappelait de rien. Avec Lupe, Baldur, Garlak et Nikulas on a fouillé les environs à la recherche d'indice. Loué soit le créateur, Lupe à trouvé une flèche enfouie dans la neige. Une que les assaillants aux masques d'os avaient dû oublier de ramasser pour couvrir leur fuite. La flèche nous était inconnue, ces hommes n'étaient donc pas des terres du Col. Vu le sens dans laquelle elle était plantée on en a déduit la position des tireurs. Ils étaient embusqués dans la lisière au sud du sentier. C'est là qu'on a trouvé plusieurs empreintes encore lisibles, pas tout à fait recouvertes par la neige grâce à la cime des arbres. Les empreintes repartaient toutes vers la même direction, le sud. On s'est mit immédiatement à leurs trousses.

Au bout de plusieurs heures la piste se divisait en deux. Des traces allaient droit vers le Tertre sacré du Pic du Sud et d'autres se rendaient vers notre village. Quoiqu'il en soit, une tempête de neige se préparait non loin et la nuit arrivait à grands pas. On a donc décidé d'installer le bivouac avant que l'obscurité nous gagne. A cette nouvelle l'étranger s'excita comme une pucelle le jour de première union. Il n'arrêtait pas de geindre pour ses pieds, sa gorge ou encore ses habits de fête. Lupe a fait le feu et l'étranger s'est couché aussitôt a coté des flammes. A partir de ce moment là on l'a plus entendu et ça valait mieux pour lui.
Garlak et Baldur sont partis chasser pendant qu'on finissait d'installer le camp. C'est ce soir là qu'ils ont disparu. Ils ne sont jamais revenus au campement. C'était trop risqué d'aller les chercher dans la nuit, en pleine tempête de neige. Il valait mieux récupérer nos forces et avec Lupe et Nikulas on a décidé de partir à leur recherche à l'aurore.
Aux premières lueurs de l'aube on les a cherchés mais rien, aucune trace ! Par Oblivion, c'était comme s'ils s'étaient envolés. On est retourné au village en suivant la piste des hommes aux masques d'os. A seulement deux lieux du village on a perdu leurs traces. Le sort se jouait encore de nous mais il fallait agir vite alors on est rentré au village sans attendre.

Fanari décida d'instaurer des tours de garde jour et nuit. Si des espions rodaient autour du clan alors on ferait tout pour les démasquer. Quatre nuits passèrent sans problèmes. Le soir du cinquième jour, un groupe d'étrangers arriva au village mené par Uhr, le vieux prêtre de Kynareth. Le prêtre étant un vieil ami du clan, Fanari les reçu sans hésiter dans le grand Hall.

C'est ce soir là que je rencontrai le groupe pour la première fois. Je ne vous cache pas que ma première impression fut plutôt mauvaise. A part un brin de femme en plastron qui portait une épée à sa ceinture, tout le reste du groupe était en robe. Pffoua! Le fom toujours dans les pattes de ma soeur avait l'air de bien s'entendre avec eux. Normal, entre gens bizarres rien de surprenant. Pour ma part je suis resté en retrait pour les écouter parler. A cette époque j'avais encore pas mal d'a priori.

L'elfe Muth'Sera expliqua à ma soeur que sa guilde s'était faite attaquer par un culte inconnu. Pendant l'attaque, les hommes portant des masques en os avaient réussi a dérober un artefact puissant aux magiciens, un objet magique jalousement gardé par la guilde de Fortdhiver. Pas besoin d'aller plus loin pour faire le rapprochement entre leurs voleurs et nos assaillants. Ils portaient le même masque, nous avions donc un ennemi commun.
Le grandes-oreilles continua son discours pour nous apprendre que ce culte devait maintenant se cacher au Tertre du Pic du Sud. L'artefact en leur possession était la clef pour ouvrir ou plutôt réveiller quelque chose endormi depuis fort longtemps au sanctuaire et Uhr avait été engagé pour les conduire là bas avec la permission de Fanari. La femme en armure, Cassandra, avait été engagée au chapitre des vigiles du Bastion du Clos pour les proteger. A voir ces jolies fesses dans cette armure étincelante et ses habits propres, j'avoue avoir été plus que perplexe.
J'allais chercher Frea a la demande de ma sœur. Puisque le groupe voulait se rendre au Tertre sacré il était logique que la chamane du clan ait son mot a dire. S'en suivit une discussion houleuse entre Fanari, ma tante et le groupe. Au final, ma sœur annonça qu'elle donnerait sa décision le lendemain matin. Sur ce, nos invités s'installèrent dans le grand hall avec le barde pour y passer la nuit.
La vigile proposa son aide pour assurer la garde du village. Faut croire que son parfum me frottait encore les narines car à ma grande surprise j'acceptai avant que Fanari ait pu dire un mot. Je décidai quand même de la laisser se reposer un peu. Un si petit corps devait avoir besoin de repos après plusieurs jours de marche. Lorsque je passai la chercher au milieu de la nuit, je vis que l'elfe cuvait à la même table que le barde. Il n'avait pas fallut longtemps à ces deux là pour se trouver un point commun.

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On sortit du grand hall sans faire de bruit pour retrouver Nikulas de faction à l'entrée sud. Arrivé sur place, on comprit que le malheur avait encore frappé mon clan. Le chasseur était mort pétrifié de froid, sa main gauche coupée… Cassandra donna l'alerte pendant que je scrutai les ténébres à la recherche du tueur. Les reflets du feu brillaient sur Izh'Zahrii, j'étais prêt a fondre sur l'ennemi mon épée a la main. Rapidement tous le monde arriva et la consternation se lut sur leurs visages.
J'ai voulu vengé sa mort en remontant les traces du tueur mais Fanari refusa que je parte à sa poursuite. Frea rajouta aussi que ma présence était plus utile au village. Je crois maintenant qu'elle avait peur pour ma vie contrairement a ma soeur qui s'inquiétait juste de sa propre personne.
Un peu plus tard, a nouveau seul avec la vigile, je surveillai les alentours silencieusement lorsque Uhr sortit des ténèbres. Les traits tirés, le prêtre avait discuté du lendemain une bonne partie de la nuit avec Frea. Ils avaient décidé d'un commun accord qu'il n'emmènerait pas le groupe au Tertre sacré. Ils estimaient que le mal était déjà fait et que la meilleure solution était maintenant d'avertir les grands de ce monde du risque naissant. Jusque là j'étais d'accord avec eux bien que je me demandais s'ils ne surestimaient pas un peu le danger. La nouvelle suivante me frappa de plein cœur. Ma tante avait également demandé a Uhr de me convaincre des les suivre, de quitter mon clan! Sur le moment c'était impossible pour moi mais plus je parlais avec lui et plus ca paraissait limpide.

Depuis des temps immémoriaux mon clan était le gardien du Tertre sacré du Pic du Sud. Mes ancêtres avaient mené à bien cette mission là ou ce jour funeste nous avions échoué en laissant les hommes masqués d'os profaner notre Terre sacré. Tôt ou tard mon village allait essuyer les foudres du mal et pour la chamane, je ne devais pas être là quand cela arriverait. La gorge nouée, après maintes paroles, j'acceptai.
Au levé du jour, la relève arriva et je suis allé voir la chamane dans la foulée. Ce matin là elle m'apprit que j'avais un don béni des dieux, que j'étais un porteur de la voix et que c'était pour ca qu'elle voulait que je quitte le village, afin de rester en vie et apprendre à utiliser ce don. Elle m'avoua aussi faire parti d'un ordre secret qui aide les hommes comme moi quand ils ont la chance d'en croiser un dans une vie. Si elle est restée au village tout ce temps c'était uniquement pour veiller sur moi. Elle me demanda d'aller voir un certain Lyvren de Dorn la Rouge à Rivebois. Elle était un membre important de son ordre secret et elle pourrait sans doute m'en apprendre plus qu'elle sur ma nature.
A son plus grand soulagement, je lui annonçai ma décision de suivre Uhr. Le cœur en peine, je lui dis au revoir et je me dirigeai vers le grand hall pour annoncer cette fois ci la nouvelle a mon père et a ma sœur. Sur la route de Rivebois, on s'arrêtera sans doute à Helgen où je pourrais me renseigner sur ce qui est arrivé à mon oncle Ilgram, car en effet, lors de son arrivée au village Uhr nous a informé qu'Ilgram avait été emmené par ces maudits elfes du Thalmor. Ca va saigner !