Séance 20 du 18/02/18

Par Cassandra

La nuit vient de tomber sur Fort Ivar. Je ne comprends pas comment, dans la situation ou nous nous trouvons et avec ce que nous savons, mes compagnons peuvent avoir le cœur à s'amuser, prendre du bon temps et se souler…

Les doutes qui m'étreignent se font plus pressant de jours en jours, alors qu'il y a peut encore Elcor a démontrer sa propension à verser le sang sans remord à la Tour de Valtheim. S'il s'était agi de vrai gardes de Blancherive, nous ne serions aujourd’hui qu'une bande d'assassins. Qu'un tel pouvoir réside entre les mains d'une telle brute irresponsable ne peut être qu'une vaste plaisanterie des Dieux. Comment croire qu'ils aient pu placer le destin de Bordeciel, de Tamriel même, entre des mains si prompte à donner la mort ?

N'ai-je pas commis d'erreur en me mettant au service de ce groupe hétéroclite ? Seul Uhr semble suffisamment sage pour prendre la mesure de la situation malgré son passé plus que douteux qui pourrait bien ressurgir à tout instant. N'ai-je pas mal placé ma confiance et mes actions sont elles toujours en accord avec ma foi ? Ne devrais-je pas plutôt retourner au bastion des Vigiles auprès des miens qui sont en danger d'après les dires de feu mon père. Je prie Stendharr de les protéger et de me montrer la voie.

Les remarques de plus en plus déplacée de la brute sans cervelle ne cessent de m'irriter. D'ailleurs j'ai préféré ce soir m'isoler pour éviter de risquer de devenir violente à son égard. Je ne sais combien de temps encore j'arriverai à garder ma lame au fourreau s'il continue à se comporter comme un rustre comme ce soir lorsqu'il est venu interrompre mes réflexions. Heureusement qu'un garde de Fort-Ivar est intervenu, il a ainsi permit de diluer la tension en détournant la conversation. J'en ai profiter pour prendre congés pour la nuit, la montée des 7000 marches sera rude d'après les habitants.

Au petit matin, alors que nous étions sur le départ, il m'a semblé juste de proposer à Jasken de rester à l'auberge. Ou de continuer à vivre sa vie comme il l'entendait, car au sein de ce groupe il est le seul qui n'a aucune raison de s'impliquer. En effet, Si Uhr et moi accompagnons Elcor par sens du devoir et Muth a été envoyé par l'Académie de Fort d'Hiver, le barde nous suis sans y être forcé. Il est pour moi inutile qu'il continue de risquer sa vie dans cette entreprise insensée. Malgré mes recommandations, il a bombé le torse et s'est mis en route à la suite des autres en me répondant qu'il ne voulait surtout pas loupé une seule miette de cette aventure qui constituerait une saga épique dans son œuvre majeure. Nul doute cet homme est fou…

L'ascension fut rude en effet, les éléments se sont déchainés, la neige et le vent n'ont cessé de nous harceler, affectant particulièrement l'elfe et le barde. J'ai moi même était frappé d'une faiblesse inexplicable et une grande partie du chemin est trouble dans mon esprit. Je me souviens seulement m'être éveillée au petit matin a moitié nue dans les bras de Jasken sous le regard hilare du reste du groupe. Bien que la chaleur humaine que nous avons partagée ne fut pas désagréable je déteste l'idée de n'avoir aucun souvenir de ce qui s'est passé la veille, ni ce qui m'a conduit dans cette situation. Les autres ont invoqué une fièvre mystérieuse qui m'aurait terrassée. Néanmoins Jasken a eut suffisamment de savoir vivre et de bienséance pour ne pas en rajouter, il semblait même sincèrement inquiet pour moi. La gène était déjà suffisante. Aussi avons nous repris l'ascension jusqu'au Haut Hrothgar.

Durant ce dernier effort je me demande encore si c'est une bonne idée, Elcor risque de gagner en puissance et il ne me prouve toujours pas qu'il en est digne. Mais maintenant il est trop tard, le temple des Grises-Barbes se dessine devant nous.

Une fois a l’intérieur de l'imposante bâtisse, un homme se tenait là, agenouillé au sol marmonnant des paroles incompréhensibles. Dès qu'il nous a vu il s'est jeté à nos pieds nous implorant comme si nous étions des dieux. Il nous a salué tour a tour, relatant des hauts faits n'ayant jamais eu lieu.

Un fou de plus dans cette histoire, il nous raconte venir d'un sombre futur ou notre quête a échoué et ou le monde a basculé dans le chaos. Un monde ou le culte des dragons a été restauré et ou les Dragons règnent en maître. Un monde ou le soleil a cessé de briller et où les vampires chassent les humains qui se terrent pour survivre. Un monde dans lequel mes pires craintes ont pris corps. Un monde dans lequel nous sommes considéré malgré notre échec comme des héros légendaires habités par la force des Dieux . Et tout ça, a cause des écrits d'un certain barde…

J'ai tenté de le faire taire, mais les autres semblaient se complaire dans les flatteries et les divagations de ce pauvre hère, semblant ne pas voir qu'il avait simplement perdu la raison.

Enfin, les sages gardiens du pouvoir de la Voix nous ont rejoint. Ils semblent accorder foi au dire de ce Ragnhar qui serait apparu par enchantement au sommet de la gorge du monde. Ce dernier affirme que pour traverser le temps il a du utiliser le pourvoir d'un Parchemin des Anciens. Pour ma part, je ne sais qu'en penser, si ce n'est que s'il nous prend pour des héros il va être déçu…