Séance 23 du 14/03/18

Par U~man

Ce qui suit est un des fragments de parchemin recélant les ébauches d'une autobiographie.

Chroniques de Muth'Sera le Magnifique

[…]
La mort blanche nous entoure de son étreinte morbide et les carcasses pourries de nos précédents hôtes de Fort Ivar sont étendues devant nous. Je lis sur le visage de mes compagnons la lassitude du rude combat passé.
Un sentiment étrange est né en moi, de la culpabilité ? Nous étions en train de dormir paisiblement au sommet des gorges du monde alors que tous ces gens se faisaient massacrés un à un… Était-ce la bonne décision ?
Notre groupe si disparate s'égare souvent dans les décisions car le contexte si… nordique et barbare ne me permet pas de prendre les rênes.
Je ne dis pas que Jasken, Uhr, et Cassandra manquent de jugeote mais leur préoccupations sont parfois incompréhensibles, et leurs doutes envahissants.
Je passe bien entendu sous silence l'envoyé du futur et l'enfant sauvage.

Nous sommes dans les ruines de Fort Ivar, tout juste sortis du combat. Une créature étrange, un ami des enfants de Gauldur sans en douter, nous a incité d'un râle démoniaque à le suivre dans le tertre. Mais la fatigue est trop importante, nous décidons de nous reposer jusqu'au lendemain pour poursuivre la lutte.

Bien que les cadavres soient nombreux, j'ai facilement décelé que plusieurs personnalités de Fort Ivar avaient du s'échapper avant la débâcle, il y aurait des survivants ?

Elcor est fort agité, ses récentes études lui ont monté à la tête et désormais il se pense apte à prendre des décisions lui-même. Il a tenté de s'avancer dans le tertre seul, alors même qu'il n'était pas si empressé pour quitter le sanctuaire des grises barbes…
Une rixe avec Cassandra n'a pas manqué de réchauffer l'ambiance, des coups de bouclier, une tension explosive et j'ai même cru que les armes seraient tirées, mais cela c'est bien passé.

Nous élisons domicile dans l'auberge dévastée, et glanons ci et là les outils de notre justice, notamment quelques potions pour régénérer nos corps meurtris par les coups.
La brume laiteuse tiens avec persistance jusqu'au lendemain.

A l'aube nous marchons vers le tertre…
Des horreurs sans nom y résident et nous les abattons l'une après l'autre, sans sourciller.
C'est notre rôle il faut le croire.
Mais le temps viendra où c'est nous qui prendrons l'initiative d'en finir une fois pour toute pour ces troubles fêtes, ces démons.
[…]