Séance 29 du 23/05/18

Par Heedio

Journal personnel de Uhr Everson prêtre de Kynareth
Quelque part dans le sud de Fallaise

Je ne sais plus vraiment quel jour nous sommes. Les journées défilent sans que nous puissions les arrêter. Seul le temps, qui me sépare de ma douce Danica, s’allonge irrémédiablement. Plus nous progressons, plus les informations que nous récoltons nous entrainent vers le destin que Ragnhar nous a annoncé. Si seulement, il pouvait se souvenir qu’un instant du moment où nous échouons ?

Ma tête tourne dans tous les sens, j’ai du mal à prendre de décision. Ma chère Danica va-t-elle bien ? Est-elle en sécurité à Blancherive ? À quel moment échouons-nous dans cette quête qui mènera ou non à la fin de notre ère ? Dois-je sauver Cassandra au prix d’un tel sacrilège et contre son gré ?
Je suis fatigué, il me faut du repos. Mais nous n’avons pas le temps. Nous ne pouvons pas donner notre fardeau à d’autres. Ils ont beaucoup de mal à nous croire et je peux les comprendre. Nous avons vécu des évènements qui semblent tout droit sortis de cauchemars. Personne n’est prêt à vivre cela et je me demande parfois comment nous avons fait pour ne bas basculer dans la folie.

La route qui nous mène vers Arquebrumes se déroule sans incident. Nous avons pu en profiter pour discuter entre nous et tenter de convaincre Cassandra du bien-fondé du rituel que je vais tenter pour la sauver de la bête qui la consomme petit à petit de l’intérieure. Je comprends son souhait de ne pas perdre de temps et qu’elle ne désire pas que je passe pour un hérétique au sein de mon ordre en réalisant un tel sacrilège. Même moi, je me pose la question. Mais, au plus profond de mon être, je sens que son destin n’est pas de finir en esclave des vampires. Je sens qu’elle a encore de hauts faits à réaliser. Et si cet acte que je m’apprête à réaliser contribue à la survie de notre monde, les Dieux et ma Déesse me le pardonneront. J’espère juste que Dame Danica comprendra. Quoi qu’il en soit, ma décision est prise et j’en assumerais les conséquences.

L’arrivée dans le petit bourg fortifié d’Arquebrumes, est moins agréable. L’accueil est froid et la population nous évite. Un air lourd et pesant règne ici. Grâce aux lettres du roi Ulfric, le Thann finit par nous recevoir. Après quelques mises au point, l’atmosphère se détend quelque peu et nous obtenons quelques informations utiles pour notre quête, mais il refuse de nous donner de l’aide pour traverser les marais. Ce n’est pas grave, de toute manière c’est un homme désagréable et dont il faut se méfier. Une bonne nuit de sommeil nous sera bien utile, car dans les jours qui viennent nous n’aurons peut-être pas la chance de pouvoir nous reposer avant Pagram.

Au petit matin, après une nuit encore rempli de tourment, Elcor a découvert un petit message. Une personne souhaite nous aider et nous indique le chemin à suivre. Ragnhard qui dort peu, à profiter de la nuit pour flâner dans le château et rencontrer les petites gens. Je sens qu’il aimerait bien leur venir en aide et les délivrer de l’oppression que leur fait vivre le Than. Hélas nous n’avons pas le temps pour cela, mais nous ne manquerons pas d’en informer Ulfric lors de notre prochaine rencontre.

La route qui nous mène vers le repère de l’Arfreuse est clairement fléchée par des piques exposant des ossements d’humains ou d’animaux. Tout laisse penser à la pratique de la magie sacrificielle. Nous arrivons rapidement aux abords de son repère qui n’est pas désert. Jak et Daxter, les deux sombrages qui nous accompagnent, restent en arrière pour garder les chevaux pendant qu’Elcor et moi nous avançons afin de tenter de négocier l’arme de l’Arfreuse. Les occupants ne semblent pas vouloir dialoguer et fondent rapidement sur nous.

L'arfreuse est là et donc sa dague. Il ne nous reste plus qu'à la prendre. Mais ça, c'est pas gagné.